Café en République démocratique du Congo

Le café ​de RD​ Congo

​En France, le café est la ​​2e boisson la plus consommée quotidiennement après l’eau.
Sa culture ​fait vivre 100 millions d’individus​, essentiellement dans les pays tropicaux : en Amérique du Sud, ​ Afrique subsaharienne et ​Asie du Sud-est.

Autrefois, produit prospère d'exportation, le café a connu une baisse constante de production de 1980 à 1990. Actuellement, ​la République Démocratique du Congo a l'occasion de retrouver son prestige d'antan et sa position de producteur de premier plan.
En effet, dans les années 60, la République démocratique du Congo exportait ​environ 40 000 tonnes d'arabica. ​Elle n'en exporte ​plus qu'environ 4 500 tonnes. L'exploitation du café robusta n'a pas été épargnée par l'effondrement de l'économie congolaise. Elle est passée de 50 000 tonnes, dans les années 60, à environ 20 000 tonnes actuellement.

​​L'abandon des plantations de café​, ​le manque d'entretien​, les pillages de 1991 et 1993, les rébellions et guerres expliquent cet effondrement.
​​Aujourd’hui, le café ​représente ​moins de 1 % du PIB en RDC.

​Pourtant, la très bonne qualité des sols ​et les réserves de terres cultivables parmi les plus importantes du monde​ donnent à la RD Congo​ un énorme potentiel pour redevenir un acteur majeur.

​Entamons un bref ​exposé de l’histoire du café ​en RD Congo, ses ​spécificités, ce que j'en pense​ et quel est le meilleur café ​congolais.

L'histoire du café en ​RD Congo

​Pays d'Afrique centrale, la République démocratique du Congo ​possède un climat chaud et humide sur la plus grande étendue de son territoire.
Son économie repose ​essentiellement sur l'agriculture (café, huile de palme, caoutchouc, coton, sucre, thé, cacao)​.
Néanmoins, elle a subi une grande dépression entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 2000​ ​durant les  guerres civiles.

​L'histoire du café en République démocratique du Congo ​commence ​​ ​au 19esiècle.
​Vers la fin du ​​19e siècle, une variété sauvage de robusta aux feuilles particulièrement étroites et aux très grandes fleurs ​est découverte​. Le soi-disant Coffea Congensis est ​aussi connu sous le nom de café du Congo et est encore cultivé aujourd'hui.
​Dans les années 1920, la RDC est une colonie belge. ​L'administration coloniale implante ​des stations de recherche agricole dans le Yangambi et le Kivu. ​Celles-ci v​ont étudier la croissance de plusieurs produits tropicaux parmi lesquels le robusta.​​​

En 1917, l'agronome Edmond Leplae  s'inspire ​de ce qu'il a observé à Java, en Ouganda, au Mozambique​ et préconise l'introduction du travail obligatoire.
​Le système de Leplae consistait à imposer à la fois des cultures vivrières (​manioc, riz) pour le marché interne et des cultures industrielles ​(coton, café, thé) pour l'exportation.

Malgré la polémique ​du recours au travail obligatoire pointée par l'O.I.T (Organisation Internationale du Travail), la production caféière​s'installe et atteint 12 000 tonnes en 1934.
Après 1940, des "comités de défense" sont créés dans l'Est pour préserver les intérêts des ​Congolais de souche. Ils se disent ​ victimes « à la fois de la passivité du gouvernement et de sa complicité avec les grandes sociétés ».

Le 30 juin 1960 l'indépendance du Congo belge est proclamée en tant que « République du Congo ». Elle produit alors 90 000 tonnes.
La ​trachéomyse (une maladie qui sévit dans les plantations de café), ​les conflits armés, la faiblesse des mécanismes de financement agricole, la baisse des cours mondiaux, le mauvais entretien des plantations vont ​provoquer l'effondrement du secteur.

En 2003, la coopérative SOPACDI (Solidarité pour la Promotion des Actions Café et Développement Intégral) est fondée à Minova pour venir en appui aux producteurs. Elle achète les récoltes de ses 3000 membres pour les revendre au meilleur prix. Cet argent est ensuite investi dans des projets de développement.
En mai 2017, ​cette coopérative a remporté un record du monde SPP (www.spp.org) pour être le meilleur café savoureux de l'année.
En 2009, ​une seconde coopérative, la ​Muungano ​est établie​.
Parallèlement, d'autres initiatives, à l'image du programme de l'U.S.A.I.D. (Agence américaine pour le développement international), soutiennent les petits producteurs.​

​Depuis 4 ans, les autorités parlent de relance de la filière café​. Mais les progrès sont difficiles à évaluer.

La République démocratique du Congo produit 20 % d'arabica pour 80 % de robusta.

​Si son café est l’un des plus réputés, c’est en grande partie grâce ​à la qualité de son arabica cultivé dans la région du Sud Kivu. Les principales zones de culture se situent dans le Nord & Sud Kivu, Oriental, Equateur, Bandundu, Bas-Congo.

​Son relief montagneux, ses conditions éco climatiques et édaphiques favorables offrent à la RDC des conditions optimales pour ​son café.

Culture de café et bananes en RDC

Particularités du goût du café ​congolais

En ​République démocratique du Congo, on trouve ​plusieurs variétés d​'arabica : ​Blue Mountain, Local Bronze, Rumangabo, Kabare, Maragogype, Bourbon, Jackson 2, Caturra, Typica, Amarela, Mibilizi, Mysore. ​

​​Dans la Province orientale, on cultive​ plusieurs variétés robusta​​​ (L-36​, L48, L93, L147, L215, L251), ​et du "Petit Kwilu" (La93, La158, S9, S19, S23). Ses graines sont plus petites, son goût plus doux et moins amer que les robustas traditionnels ​.

Au niveau du goût, l'arabica ​de RDC est ​bien corsé, fruité ​et  développe une acidité moyenne.
Son robusta​ ​délivre des notes chocolatées et de noix​. ​Son arôme ​est souvent décrit comme gras et terreux. Comme il contient beaucoup de caféine, il est souvent combiné avec des grains moins forts dans les mélanges.
​À l'inverse d'autres terroirs,​ le ​robusta du Congo ​ne donne pas la sensation "brûlée". ​Il laisse une impression générale harmonieuse et arrondie.

​L'arabica congolais​ ​se déguste à n’importe quel moment de la journée. Il est idéal au moment ​pour une pause-café où vous allez ​pouvoir apprécier toutes les saveurs du café ​congolais. 

Mon avis sur le café de ​RDC


L​'arabica de ​République démocratique du Congo ​​déclare Présent! dans mes cafés préférés 🙂 J'aime ​l'équilibre et ​la douceur​ d​e ce café poussant près du lac​ Kivu. ​​Son corps est puissant avec une belle complexité aromatique.

Je vous recommande de l’acheter en grains, ​les arômes sont ​mieux conservés ​comme cela qu’avec du café moulu.

​Boire du café de ​RDC​ m'évoque les terres volcaniques sur lesquelles il a poussé, la détermination des producteurs​ à continuer malgré la difficulté.

Meilleur café ​congolais : quelle marque choisir ?

Comme je viens de l​e dire ci-dessus, je vous encourage à acheter du café de ​RDC sous forme de grains. En effet, ​sous cette forme, il est plus frais et plus aromatique que​ moulu. De plus, les grains résultent d’une sélection plus ​rigoureuse.

En ​RDC, ​la plupart des anciennes plantations du pays produisent du Bourbon, ​du Bourbon Mayaguez​​​ et ​dérivés.

​Ses plantations de café les plus renommées ​se situent sur les hautes terres volcaniques des bords d​es lacs Kivu et Edouard, à l’est du pays. Cultivés entre 1500m et 2000m d’altitude, ces arabicas bénéficient d’une situation exceptionnelle en Afrique.​

​À travers « Robusta » et « Petit Kwilu », ce sont manifestement des croisements entre les deux ​variétés congolaises qui sont exploitées en République démocratique du Congo.
Même si le robusta est de nature plus résistante, il a pratiquement disparu, explique le ​Pr. ​Baudouin Michel, en raison des ravages d’une maladie spécifique de la variété, la trachéomycose.

​Pour acheter du café de ​RDC, je vous invite à ​faire votre choix pour l’une des marques suivantes : ​Ethiquable, Nespresso, ​Malongo, Hop Café, Café Michel, ​Vert-tiges, Eric Arabica.

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