Plantation de café du Brésil

Le café brésilien

D’après l’organisation mondiale du café, dans le monde, 2 personnes sur 3 consomment du café.
Cela le place à équivalence avec le thé en matière de consommation.

Principalement cultivé en Amérique latine, en Afrique et en Asie, le café est surtout consommé aux États-Unis, en Europe et au Japon.

Avec un tiers de la production mondiale de café, le Brésil se place en tête des pays producteurs.
En progression l’année dernière, sa production atteignait un niveau record de 62 millions de sacs de 60kgs, grâce à des conditions climatiques permettant une bonne floraison.

Cette année a également bénéficié du cycle de floraison de l’arabica, dont les plants alternent une période de floraison faste et une période de floraison moins intense.

Abordons un bref exposé de l’histoire du café au Brésil, ses spécificités, ce que je pense du café brésilien et le meilleur choix de café brésilien.

L’histoire du café au Brésil

D’une superficie proche de 16 fois celle de la France, le Brésil couvre près de la moitié de la superficie du continent sud-américain.
Grâce à de vastes superficies de terres cultivables (la région du sud-est, le Matto-Grosso) et à la mécanisation de son agriculture, le Brésil est devenu le premier producteur mondial de café, de sucres et d’agrumes. Il est second pour la production de soja et de bovins.

Introduit en 1723 dans le territoire actuel du Pará, il y reste cantonné une quarantaine d’années.

La chute de l’activité minière dans le Minas Gerais à la fin du siècle amène les Brésiliens à une réorientation de leur économie vers l’agriculture. Dès lors, la région de Rio de Janeiro devient le principal foyer de production du café.
L’ouverture de nouveaux marchés que représentent les anciennes colonies anglaises d’Amérique du Nord stimule alors la production de café. L’importance du café dans les matières exportées du Brésil double entre 1821-1825 et 1846-18503 et il devance ses concurrents jamaïcains et cubains dès la fin des années 20, en profitant de l’abolition de l’esclavage en 1825 dans les Antilles britanniques.

Dans les années 1850, le Brésil compense l’abolition de la traite négrière (qu’elle ne mettra définitivement en place qu’en 1888) par le développement d’infrastructures ferroviaires.
La fin de la traite négrière décidée en 1850 amène le Brésil à faire venir en nombre des émigrés d’Italie, d’Allemagne, de Grèce, d’Europe de l’est, du Moyen-Orient.
Certains rachèteront des plantations et d’importants investissements seront faits dans les ports, routes, villes, voies ferrées… Une bourgeoisie, les « barons du café » va émerger de cette période.

La crise de 1929 représente un tournant dans l’histoire économique de la région. Pour répondre au problème de surproduction du café, le régime va détruire 78 millions de sacs entre 1931 et 1942 et axer ses efforts sur le processus d’industrialisation.
À cette période, l’État fédéral reprend la main sur la politique de défense du café, jusqu’alors gérée par les états producteurs (essentiellement São Paulo). Il se dote alors d’institutions dont le rôle est d’orienter la politique caféière. Cela aboutira à la création, en 1952, de l’I.B.C, « l’Institut Brésilien du Café ».
L’organisme encadrera la commercialisation du café (prix minimum au producteur, prix minimum à l’exportation, fixation d’un prix unique à la consommation…) jusqu’à sa suppression en 1990.
Cette suppression trouve sa source dans la libéralisation grandissante des marchés et l’arrêt des Accords internationaux sur le Café en 1989.
Désormais, les 19 sociétés brésiliennes qui existent exportent moins de 10 % du café produit dans le pays, la majorité des exportateurs étant anglais ou allemands.

Le Brésil produit environ 85 % d’arabica et 15 % de robusta. Si ce pays est le plus important producteur de café, c’est en grande partie grâce aux conditions climatiques dont il bénéficie.
En effet, les régions côtières offrent des températures avec peu de variations durant l’année.

Les 4 principales zones de production sont le Minas Gerais (Cerrado, le Sul de Minas, le Minas Gerais Mountains et le Minas Chapada), l’État de Bahia, l’Etat d’Espirito Santo, l’État de São Paulo.
Elles bénéficient de conditions climatiques idéales et de grandes surfaces plates permettant la récolte mécanique du café.

Plant café au Brésil

Particularités du goût du café brésilien

Au Brésil, on trouve de nombreuses variétés de café : café Acaiá, Bourbon rouge, Bourbon jaune, Catiguá, Catuaí rouge, Catuaí jaune, Catucai, Caturra rouge et jaune, Icatu rouge et jaune, Mundo Novo, Obatã rouge.

Le goût du café brésilien est assez inégal. Entre le robusta de l’État d’Espirito Santo et les notes de chocolat et beurre de cacahuète de la région de Cerrado, le Brésil propose plusieurs saveurs.

Proche du café colombien et du café éthiopien, il est onctueux, aromatique et léger. Il présente souvent des notes aromatiques de cacao, caramel, praline ou amande.
Pour sa part, le cafezinho désigne le café traditionnel au Brésil et représente même un code social, selon brasil-agora.com. Légèrement acide et amer, il est servi très allongé.

Le café brésilien s’apprécie à n’importe quel instant de la journée et il est idéal pour démarrer une journée. 

Mon avis sur le café du Brésil


Mon café brésilien préféré est le Santos. J’adore son goût léger et doux… même s’il peut, parfois, se montrer un peu acide.
Grâce à sa faible teneur en caféine, il peut se déguster à tout moment de la journée et en grande quantité 🙂

À noter que les cafés brésiliens sont à consommer assez « jeunes », car s’ils sont stockés trop longtemps, ils produisent un peu d’acidité.

Meilleur café brésilien : quelle marque choisir ?

Pour bénéficier de toute la gamme aromatique du café brésilien, il est préférable de vous orienter vers un conditionnement sous forme de grains. Ainsi, il sera plus frais et pourra développer toute sa richesse.

Au Brésil, dans les arabicas, on compte de nombreuses variétés (Typica, Bourbon, Caturra, Maragogype, Catuai, Novo Mundo…). En robusta, il y a la variété Conillon qui est utilisée principalement par l’industrie des cafés en poudre et la torréfaction locale.

À sa sortie d’usine, le café est classé suivant la dimension des grains. Deux types existent : le chato ou plat et le redondo ou rond. Ce dernier est connu dans le commerce sous le nom de moka.
Le café chato est la graine parvenue à maturité alors que le café moka est constitué par les grains situés aux extrémités, mal développés.

Au moment d’embarquer, ces grains sont à nouveau manipulés pour être classés selon les normes américaines : une échelle de 1 à 10 (du plus fin au plus grossier).
Les types 9 et 10 sont les grains cassés, noircis ou constitués d’impuretés.
Presque tout le café de type supérieur à 6 embarque pour les États-Unis alors que les types supérieurs sont destinés à l’Europe où ils obtiennent un meilleur prix.

Pour acheter du café du Brésil, je vous invite à opter pour l’une des marques suivantes : Lobodis, Ethiquable, Origeens, Nespresso, Reck, Jacques Vabre, Presto, Méo.

Merci de ne pas copier :-)