Plantation de café au Costa Rica

Le café du Costa Rica

Les 3 boissons préférées des Français sont l'eau en bouteille, les jus de fruits et le café. Pour ce dernier, la moyenne est 2 tasses et demie par jour. Il est principalement cultivé en Amérique du Sud, en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-est.

Avec plus de 3 millions de sacs de 60 kg, le Costa Rica a gagné la 9e place en production mondiale de café. Les Costa Ricains sont très attachés à leur café, même si la meilleure qualité est destinée à l'exportation plutôt qu'au marché intérieur. En effet, ils en consomment toute la journée et dès leur plus jeune âge. On peut d’ailleurs croiser des enfants avec un café au lait à la main !

Le café costaricain est l’un des plus renommés grâce aux conditions idéales et à la cueillette manuelle des fruits (fèves ou cerises). En effet, c'est le seul pays d'Amérique latine à exploiter cette richesse par des dizaines de milliers de petits fermiers. La culture biologique y est de plus en plus pratiquée.

Découvrons un bref résumé de l’histoire du café costaricain, ses subtilités, ce que je pense du café du Costa Rica et quel est son meilleur café.

L'histoire du café au Costa Rica

Le Costa Rica se situe au centre de l'isthme d'Amérique centrale. Il doit son nom à la relative prospérité acquise grâce à la culture du café et de la banane. Son café y est principalement cultivé sur les plateaux du centre du pays.

À l’origine, le café provient d’Afrique, plus particulièrement d’Éthiopie. Sa consommation se développe ensuite dans le Monde arabe du 19e siècle, alors qu'il reste encore inconnu en Europe. En 1615, des commerçants vénitiens en ramènent en Europe.
Par la suite, ils vont en exporter la culture dans leurs colonies d'Asie et d'Amérique du Sud, où les conditions sont favorables.

La culture du caféier, au Costa Rica, est amorcée en 1791 par un commerçant panaméen, Agustín de Gana. Celui-ci en adressa deux livres au Gouverneur du pays.
Le café s'installe, ensuite, au milieu du 19e siècle, en provenance des Caraïbes, à l'initiative des Anglais. Les premières fermes voient alors le jour dans la région autour de la capitale San José, dans la Vallée Centrale. Père Félix Velarde est le premier planteur de café costaricain.

L'esclavage a été aboli en 1824. Le premier président de la République, proclamée en 1848, Mora Fernández, lance dès le début de son mandat, un programme de développement pour le Costa Rica prévoyant la cession de lopins de terre à quiconque promettait d'y cultiver du café.
Le café devient alors la première ressource du pays. Les sols volcaniques au-dessus du niveau de la mer et les températures élevées la journée et basses la nuit en favorisent la culture.

Commence alors le "siècle du café". De la même manière qu'au Brésil, les "barons du café", propriétaires des grandes plantations d’origine majoritairement européenne, vont avoir une influence culturelle et architecturale sur le pays. Les impôts tirés du café vont bénéficier à tous. Ils servent à subventionner les travaux publics et la construction d'écoles.

En 1974, la baisse des prix sur le café et la banane est catastrophique.
Puis, 1979 voit l'effondrement du marché du café. Le Costa Rica connait alors une dépression économique.

Durant la même période, le gouvernement costaricain interdit la culture de robusta, espèce qui produit un café amer difficilement consommable pur. Il finance un programme d'arrachage de 200 000 arbres pour éradiquer l'espèce sur le territoire national.

Depuis des décennies, avec l'aide du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), l'Icafé (Instituto del Café de Costa Rica) mène une politique d'amélioration des variétés.

L'organisation sous forme de coopératives a permis à plus de 35 000 planteurs de résister aux grands planteurs (plus de 500 hectares). Ces structures leur permettent de s'assurer une filière pour vendre un produit de qualité semi-fini ou élaboré au-dessus de la valeur marchande.

Le Costa Rica produit uniquement du café arabica. Sa renommée vient de sa culture du café sous ombrage, sa cueillette à la main et un écosystème préservé.

Considérés comme des cafés fins, ils sont principalement cultivés sur 3 zones (plateau central, versant atlantique, versant pacifique) dans les régions : 

  • Tarrazú ;
  • Brunca ;
  • Orosí ;
  • Tres Ríos ;
  • Turrialba ;
  • Vallée Occidentale ;
  • Vallée Centrale .
Culture de café au Costa Rica

Particularités du goût du café costaricain

Au Costa Rica, on retrouve 7 variétés de café toutes de type Arabica : Caturra, Catuai, Bourbon, Villa Sarchi, Villa Lobos, SL-28, Gesha.

Le Costa Rica est l’un des plus petits pays producteurs de café. En raison des importantes altitudes de production, le Costa Rica ne peut pas produire en grande quantité et doit tout miser sur la qualité de son produit, d’ailleurs vendu à prix élevé.

Au niveau du goût, le café du Costa Rica est variable. Dans l'ensemble, il est très doux et digestible. Sa structure complexe et son arrière-goût agréablement sucré sont particulièrement remarquables.

Ainsi, le Tarrazù est connu pour ses tasses lourdes et ses notes de chocolat, d'orange ou de vanille.
Le café Brunca est connu pour ses saveurs plus douces. La région, plutôt humide, se distingue par son équilibre complexe d'arômes d'agrumes.
Le microclimat de la Vallée Centrale crée un profil de saveur qui inclut du chocolat et des fruits dans une tasse équilibrée avec un arôme de miel.
Pour leur part, les cafés de Tres Ríos se destinent au marché gourmand. Avec une acidité équilibrée, ils proposent des notes allant du piment de Jamaïque à l'orange. Le surnom de cette région, "the Bordeaux", rend bien compte de sa production de haute qualité.

Si vous faites un tour au Costa Rica, ne ratez pas l’occasion de découvrir une finca (plantation) et le processus de production du café de la semence, à la tasse. Vous pourrez vous promener parmi les caféiers en fleur et faire une délicieuse dégustation de différents arômes ou encore visiter un « beneficio » (moulin).

Le café costaricain se déguste à n’importe quel moment de la journée et il est idéal au moment d’une pause-café où vous allez véritablement pouvoir apprécier toutes les saveurs du café costaricain. Pour une fin de journée, je conseillerais notamment le Brunca pour sa légèreté.

Mon avis sur le café du Costa Rica


Le café du Costa Rica est clairement dans mes cafés favoris. J’aime particulièrement le terroir du Tarrazù pour son côté corsé et son arôme prononcé....surtout le matin 🙂
Je ne me souviens pas avoir été déçu en buvant du café costaricain.

Je vous conseille de l’acheter en grains pour profiter de ses saveurs plus prononcées que sous forme moulue.

Lorsque je bois de ce café, je ressens la richesse de son sol. Il m'évoque son environnement sain et écologiquement équilibré, les efforts de préservation de cette terre.

Meilleur café costaricain : quelle marque choisir ?

Comme je viens de l’évoquer, je vous incite à privilégier le café du Costa Rica sous forme de grains.

En effet, une fois moulu, un grain de café perd ses arômes en à peine 2 heures ! Pour ceux qui aiment les cafés riches en arômes et en nuances, il faut donc moudre les grains de café au dernier moment avant de le consommer.

Au Costa Rica, la qualité des grains est classée comme suit :

  • SHB (Strictly Hard Bean) : Les fèves sont très dures, poussent de 1200 à 1650 mètres (Vallée centrale, Heredia, Tarrazù, Volcan Poas). Elles représentent 40 % de la production. C'est le meilleur grade des cafés du Costa Rica.
  • GHB (Good Hard Bean (Pacifique)) : Les fèves sont bien dures, poussent de 1100 à 1250 mètres (Palmares, San Ramon, Najanjo). Elles représentent 10 % de la production.
  • HB (Hard Bean (Pacifique)) : Les fèves sont dures, poussent de 800 à 1100 mètres (Heredia, San José, Alajuela). Elles représentent 19 % de la production.
  • MHB (Medium Hard Bean) : Les fèves sont moyennement dures, poussent de 500 à 1200 mètres (Coto Brus, El General). Elles représentent 14 % de la production.
  • HGA (High Grown Atlantic) : Les fèves sont bien dures, poussent de 900 à 1200 mètres (Orosi, Paraiso, Juan Vinas). Elles représentent 5 % de la production.

La mention “bajo sombra“ sur certains paquets renvoie à un des cafés les plus aromatisés du Costa Rica. Cultivés à l’ombre, les plans mûrissent plus longtemps et fournissent un café plus parfumé. En réservant les meilleurs grains de café avec les meilleures procédures de torréfaction, Café Britt est un des seuls à en proposer.

Depuis plusieurs années, le Costa Rica développe une grande proportion de ses cafés certifiée biologique. Il est étiqueté avec la mention “organico” ou “USDA organic“.

Pour acheter du café du Costa Rica, je vous conseille d'opter pour l’une des marques suivantes : Café Britt, Naturalba, Café Charles Danican, Cafés Méo, Nespresso, Caffè Crème, Fudi&Co, Cafés Guilis, Ekita Café, Café des îles.

Merci de ne pas copier :-)